Premier âge < 3
Mes premiers mots

Mes premiers mots

Disponible sur iPad - iPhone

Dès le plus jeune âge, on apprend aux enfants à nommer les objets de leur quotidien à chaque occasion. Plus grand, on continue en s’intéressant cette fois-ci à la lecture, puis à l’écriture des mêmes mots. Ces activités sont justement la cible de Nomad Education avec deux applications qui ont pour vocation d’apprendre aux tout-petits à mettre des mots sur des images, et aux plus grands de les orthographier. Le tout en langue française ou anglaise, selon les goûts.

Un jeu deux-en-un

Au lancement de « Mes premiers mots » ou de « My first english words » vous sont présentées huit catégories de mots parmi lesquelles il vous faudra choisir pour démarrer l’activité. Chacune propose deux niveaux qui cachent en réalité deux jeux complètement différents : si le niveau 1 s’apparente à un imagier, le niveau 2 demande de reconstruire le mot correspondant à une image dont les lettres ont été mises dans le désordre.

Un rapide énoncé s’affiche une fois le niveau choisi pour expliquer la nature de l’activité avant de démarrer. Dans le niveau 1, la navigation s’effectue par page de trois images sous lesquelles est inscrit leur nom. Il suffit d’en effleurer une du doigt pour en entendre la prononciation par oral. Le passage à la page suivante se fait par appui d’une flèche située en bas de l’écran. À noter qu’il n’est pas possible de revenir en arrière dans les pages, un choix peu judicieux sachant qu’un enfant peut malencontreusement appuyer plusieurs fois sur le bouton permettant de passer à la page suivante, le privant ainsi d’un certain nombre d’images. Le niveau se termine une fois toutes les pages parcourues, ce dernier ne pouvant être rejoué que si le jeu est réinitialisé à l’aide du bouton qui se cache dans la section « info » accessible depuis la page d’accueil.

Les images se présentent cette fois-ci une par une et en gros plan dans le niveau 2. Les lettres qui constituent le mot représenté sont positionnées dans le désordre et il faudra les faire glisser du doigt pour les remettre dans le bon ordre. Il est possible de s’aider de l’accompagnement oral en touchant une icône en forme de haut-parleur placée sur le côté de l’écran. Un appui sur le bouton permettant de passer à la page suivante valide la proposition. Le résultat s’affiche alors à l’écran, avec la correction en cas de mauvaise réponse. Si le niveau se termine une fois tous les mots passés, il n’est validé que si tous ont été correctement orthographiés. Tant que les étoiles du niveau ne sont pas illuminées, il est possible d’y retourner. Sont alors accessibles uniquement les images qui n’ont pas encore été vues ou qui n’ont pas été écrites convenablement les fois précédentes.

Il est dommage qu’il ne soit pas possible de savoir quelles sont les catégories dans lesquelles des niveaux ont été complétés du premier coup d’œil sur l’écran d’accueil sans avoir à les ouvrir une par une. À noter également qu’au moment de la rédaction de ce test, la section « info » affiche une page presque blanche comme vous pourrez le constater par vous-même :

Le choix de certains objets dans le niveau 2 comme le pot de fleurs ou la brosse à dents s’avère assez étonnant, étant donné qu’il n’est pas possible de mettre des espaces dans le mot à reconstituer et que toutes les lettres ne tiennent pas forcément sur une seule ligne…

Le fonctionnement de l’application dans sa version anglaise est rigoureusement identique à celui détaillé jusqu’alors, à l’exception bien entendu des textes présentés et lus dans la langue de Shakespeare. Seul l’énoncé affiché lors du choix du niveau reste écrit en français, preuve que l’application est bien destinée à notre contrée.

Réalisation

Le choix a été fait par les développeurs d’avoir recours à des dessins entièrement numériques dans un style très dépouillé. Le résultat est assez inégal et l’on passe d’images très travaillées à d’autres, présentes en large majorité, simplifiées à l’extrême. L’exemple ci-dessous est assez démonstratif de ce constat :

De légères rotations des images tentent de casser le côté statique de l’application avec une sensation assez mitigée, d’une part par l’impression de se trouver sur un bateau et d’autre part en raison de l’effet d’escalier prononcé que cela induit. Il est bien dommage qu’il s’agisse de la seule animation de tout le jeu…

Les voix enregistrées sont d’excellente qualité avec une tonalité masculine en alternance avec une féminine pour éviter la monotonie. La prononciation est lente et bien marquée, ce qui semble parfaitement approprié pour l’âge des enfants visés. Les bruitages ne sont pas excessifs et l’absence de musique qui pourrait être rapidement lassante dans ce type d’activité est appréciable.

Sans avoir testé tous les mots, nous avons rencontré un bug sur le pot de fleurs qu’il nous a été impossible de valider alors que le positionnement des lettres était rigoureusement identique à celui de la solution. Espérons que ce bug soit isolé… En revanche, on peut se demander dans le jeu français pourquoi l’intégralité de l’interface n’a pas été traduite. On retrouve ainsi « Level 1″ et « Level 2″ au moment du choix du niveau, ou encore le message « All done! » lors de la tentative de lancement d’un niveau déjà complété.

Intérêt et durée de vie

Les huit catégories de mots regroupent 301 mots dans la version française et 271 dans la version anglaise (contrairement aux « plus de 300″ annoncés dans la description de l’application dans l’App Store), ce qui constitue une base plus qu’honorable. Le niveau 1 s’apparentant à un simple imagier, sa durée de vie ne sera pas plus importante qu’un équivalent papier. Aucune forme d’interactivité ou de récompense ne viendra stimuler la motivation du jeune joueur. Il enchaîne donc les pages d’images et la lassitude s’installe assez rapidement. De plus, il est impossible de revenir en arrière sur une page déjà visionnée et pire encore, il est impossible de recommencer le niveau d’une catégorie sans réinitialiser l’ensemble du jeu ! Un choix étonnant qui réduit d’autant l’intérêt de l’application, sachant que la répétition est indispensable à la bonne assimilation par l’enfant.

Si vous choisissez cette application pour un tout-petit, le niveau 2 aura l’avantage de lui donner une seconde vie lorsqu’il sera en âge d’apprendre l’écriture des mots en école primaire. Mais si à cet âge un enfant sait faire preuve de plus de patience, l’absence de leviers de motivation l’incitera à s’intéresser à d’autres applications plus riches de ce point de vue.

Conclusion

Si l’idée de départ de proposer une application à double usage utile pour les enfants à différentes périodes de leur apprentissage est plutôt bonne, le manque d’originalité et l’absence complète de leviers de motivation auront eu raison de cette dernière. Sans compter l’impossibilité de revoir plusieurs fois un même mot qui vient écorcher l’intérêt dans l’apprentissage et la durée de vie. Les quelques qualités restantes ont bien du mal à faire le poids face à de tels défauts !

Version testée : 1.0 sur iPad avec écran Retina

NOTRE VERDICT

AUTRES TESTS

Orthographe avec digiSchool

Orthographe avec digiSchool

VOIR LE TEST COMPLET